
"Ne me demande pas de choisir, car ça sera lui.. c'est lui depuis le commencement.."On est pas toujours en mesure de comprendre.
On ne choisit pas. Et ça fait un peu comme une blessure. A peine cicatrisée j'ai arrachée la croûte et j'ai renfoncée la lame. Un peu plus loin, un peu plus fort.
On aimerait bien choisir, on aimerait bien comprendre. Faire que ça cesse, mais on ne peut pas...
Ils y en a qui ont le courage, ils y en a qui ont les couilles, mais pas moi.
Moi j'ai juste une boule dans la gorge dès que j'essaie de parler et un froid dans la poitrine. On transpire et on a froid, on a les yeux qui profitent de tout, le cerveau qui hurle mais le corps qui n'obéit pas. Des papillons dans le ventre, au bout des doigts, sur la bouche. Des idées qui passent en coup de vent, de l'électricité des pieds à la tête, la chair de poule et puis mal. Et puis on se sent bien. Et puis on a mal.
Et à l'intérieur ça joue de la batterie, du piano, de la guitare. Tout un concert, une symphonie. On ne s'entend plus penser tellement c'est fort, tellement c'est puissant. Des pulsations jusqu'au bout, tout au bout des orteils.
Ça nous traverse de part, en part, ça nous submerge, et on en ressort mouillée de larmes.
Enfin pas toujours. Parfois on a simplement envie de crier.
Je me demande si à force de tout canaliser à l'intérieur je ne vais pas finir pas imploser. Des morceaux de sentiments, des morceaux de moi un peu partout. Comme sur une scène de meurtre. Sauf que ce sera de ma faute.