M U S I C

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27 févr. 2010

- Qu'est ce que vous ressentez?
- J'en sais foutrement rien. Ce n'est pas à vous de me le dire?
- Non.
- Ah.
- ...
- Je croyais que c'était votre boulot à vous de m'expliquez ce que je ressens, de m'expliquer comment je fonctionne, pourquoi je dis "Non", pourquoi tout, en fait.

- Pourquoi dites vous "Non"?

- Mais qu'est ce que j'en sais, bordel!
- ...
- En fait peut -être bien que je sais.. Je crois, je crois que je veux plus, toujours plus. Je ne veux pas que se soit petit. Je veux du grand, du grandiose, je veux pouvoir m'en souvenir toute ma vie. Et peut importe si je meurs demain. Je veux que se soit puissant. J'ai toujours peur d'être déçue. Et de décevoir aussi. Et d'avoir honte. C'est honteux d'avoir peur d'avoir honte, vous ne trouvez pas?
Enfin bref. J'ai besoin d'inaccessible. Si c'est trop simple ça ne m'intéresse pas... mais ça fait tellement mal, aussi, quand c'est trop difficile.
Ça n'a aucun sens ce que je raconte, n'est ce pas? Et en plus ça ne m'aide pas. Du tout. Parce que j'ai besoin d'aide vous savez?! Parce qu'en fait je suis paumée, complètement paumée! Je suis perdue...



C'est complétement dingue. Je ne me comprends pas du tout. Mais vraiment pas du tout. Je rêve éveillée et la nuit je rêve de la vraie vie. Je me réveille toujours plus fatiguée, toujours plus mal.

Je suis nulle. NULLE. Pas le "nul" qui équivaut à "rien", mais le "nul" qui "reste sans résultat".
C'est vide, toujours plus vide, et pas moyen de remplir ce putain de trou. Quand j'essaie, les autres tombent, quand ce sont eux qui essaient, c'est moi qui tombe.
J'ai mal à moi. Je suis paumée. Totalement.
C'est comme une braise incandescente à l'intérieur.

JE VOUDRAIS HURLER !!!!!

11 févr. 2010



J'irais bien danser avec lui.
Danserez-vous? M'aimerez-vous?
Je crois que juste danser cela me conviendrait. Vous avez de si beaux yeux.
Danserez-vous?

Et puis l'attirance sexuelle c'était encore autre chose. Complétement différent. Rien à voir avec le cœur.
Mais étrangement c'est ce qui était resté. Étrange, étrange.
Et puis après?



On ne contrôle rien de toute manière. Laissez faire. Mais n'oubliez pas de sourire.


C'est passé. Comme un mauvais rhume; on se réveille un matin et c'est partit. Et c'est fini. On range la boite de mouchoir, les médicaments au placards et on prend une douche. Une douche longue et chaude. Chaude, chaude, chaude. Bouillante, brûlante, on en ressort écarlate, définitivement lavé, dépouillé du moindre reste de microbe.
Au début, c'est bizarre. On marche doucement, guettant le plus petit signe d'une rechute. Et puis non. Tout va bien. On est bel et bien guérit.
On se demande ce qui s'est passé. Mais il n'y a pas vraiment d'explications.
On est juste libre, voilà tout. C'est étrange et un peu triste à la fois, et c'est étrange que se soit triste.

G U E R I E


Histoire de parler.

5 févr. 2010

"Il voulait savoir si l'on pouvait penser que la peste ne changerait rien [...] et que tout recommencerait comme auparavant, c'est à dire comme si rien ne s'était passé. [...]Bien entendu, le plus fort désir [...] était et serait de faire comme si rien n'était changé et que, partant, rien dans un sens ne serait changé, mais que, dans un autre sens, on ne peut pas tout oublier, même avec la volonté nécessaire, et la peste laisserait des traces, au moins dans les cœurs."

La Peste, Camus.