M U S I C

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26 nov. 2009

-Pourquoi?
-Parce que.
-Parce que quoi?
-Parce que c'était.. c'est plus simple.
-Vous en êtes sure?
-Non.
-Alors pourquoi?
-Parce que. Parce que. PARCE QUE!
Parce que j'ai peur. Peur de quoi? Peur de moi. Peur de ce que je ressent. Peur de voir les autres avancer sans moi. Ils ont pris le train et moi je cours à côté. Mais je suis fatiguée de courir. J'aurais pu sauter dans ce foutu train mais je ne l'ai pas fait. J'aurais pu et j'aurais du. Mais j'ai peur.
Peur du temps, peur de ne pas être à la hauteur, peur de tout perdre, peur de l'oubli. Peur de sa main sur la mienne, de ma bouche sur la sienne. De ne pas réussir, d'être trop faible. On m'a tout donné, on m'a trop donné. J'ai voulu tout prendre et je n'ai rien réussi à garder.
Parfois j'ai l'impression de tout foutre en l'air.

J'ai peur du changement. Je voudrais que chacun reste sagement à sa place. Que l'on me laisse le temps de comprendre, de m'adapter. Mais tout bouge sans arrêt. Alors je préfère m'asseoir et fermer les yeux , devenir sourde, ne pas les voir changer. Ne pas me voir changer.
J'ai peur de ne pas y arriver.

Voilà pourquoi.

25 nov. 2009


Je voudrais faire preuve du même détachement. Baiser à droite et à gauche, et ne pas y attacher d'importance.
Utiliser le mot Baiser tout simplement.
Je voudrais leur dire oui. A tous. Les uns après les autres et peu importe l'ordre. Pouvoir prendre le premier qui vient, sans même choisir. Changer de bouche, changer de langue, changer de partenaire comme je changerais de vêtements. Ne pas réfléchir.
Je voudrais pouvoir faire preuve de ce détachement. De ce "rien à foutre" libéral.

Mais je ne peux pas. Mais je ne peux pas non plus le lui dire. Alors je ne fais rien. Je stagne entre deux eaux. J'attends. J'attends de me prendre une claque. Une vraie. Un mur, une
porte, quelque chose. Peut être qu'il faut que j'ai vraiment mal pour arrêter d'agir comme une idiote. Et en plus je culpabilise. Ce n'est pourtant pas ma faute. Ce n'est pas comme si je leur tendais la main pour la retirer au dernier moment... je ne fais rien.
Juste avec lui. Mais j'ai eu peur, j'ai trébuchée et il n'a rien fait pour me retenir. Alors je suis tombée. Mais je regrette, j'aurais peut être du m'accrocher quitte à m'écorcher les mains.

Je sais, je suis conne. On ne s'accroche pas à des idéaux. On ne s'accroche pas à du vent. Et encore moins à un homme. De toute façon, il ne s'est rien passé. Je vais arrêter de me cacher derrière ces excuses merdiques. Promis. Je vais essayer.


Keane




22 nov. 2009



My mind, my thoughts.


Je n'ai pas envie.
Je n'ai pas envie, je n'ai pas envie, je n'ai pas envie.



LAISSEZ MOI TRANQUILLE!
Laissez moi toute seule...

15 nov. 2009



J'ai un professeur de Français qui n'aime pas le mot "ressentir". Dommage pour lui.
Moi je l'aime.
Le mot je veux dire. Il ne l'aime pas parce qu'il est "trop large, il englobe trop de choses; c'est très/trop sous-entendu."
Hum.
Moi je l'aime pour ça. Parce qu'il est facile de se cacher derrière lui, et qu'en même temps, il nous dévoile tout entier. Parce qu'il fait travailler l'imagination aussi. C'est un mot universel, tout le monde le comprend mais personne ne le savoure de la même manière. Il est doux, puissant, violent, discret. On peut l'employer à tord et à travers. Mais on peut aussi le remplir, lui donner de la constance, lui façonner l'intérieur à notre image . Parce que de l'extérieur il aura toujours l'air "trop large", mais si on y prête attention, si on l'écoute ne serait-ce qu'un instant, alors on pourra peut-être toucher du doigt celui ou celle qui l'a écrit. Comprendre pourquoi il est là et pourquoi il n'est pas "trop large".
Monsieur, écoutez les mots. Ils chantent.
Vous n'aimez pas non plus les répétitions. J'ai utilisé le mot "aimer" cinq fois rien que dans cet article. Mais ce n'est pas important, Monsieur. Parce qu'il y a des mots qui ont une si belle voix que les entendre chanter n'est jamais lassant.
Monsieur, s'il vous plait... écoutez les.

8 nov. 2009

C'est si facile de se mentir à soi-même...

Il y a des mots comme ça. Qui vous touchent, qui vous marquent. Vertigineux. Artifices, sentiments, sincèrement, vraiment, compter. Des mots tous simples, des mots que l'on prononce tous les jours sans y faire attention. Coiffeur, musique, écoute, allumettes, cinéma. Des mots qui n'ont l'air de rien. Lapin, rire, pyjama, anniversaire, deux. Des mots tout simplement. Mais qui prennent tellement d'importance lorsqu'ils sont prononcés par les bonnes personnes. Je t'aime, je t'adore, tu me manques, nous.
Ils sont, alors, comme des bonbons. On aimerait qu'ils durent toujours. Qu'ils chantent encore.
Il y a des mots comme ça.


5 nov. 2009

C'est rigolo, j'ai tant marché que je suis arrivée au bout du monde.

Bon.

Et après?



J'ai arrêté de vivre et je me suis mise à rêver.
Je ne pourrais vous dire quand cela à commencer. Je n'arrive pas à déterminer exactement le moment, le jour, l'instant, l'heure. Mais je le sais.
Ça n'est pas vraiment bien. Ça n'est pas tout à fait mauvais. C'est juste comme ça.
On n'a plus envie de rien. Juste de dormir. Et quand on se réveille, on aimerait se recoucher. Parce que dans nos rêves, on n'a pas besoin de réfléchir, de choisir, de décider. On laisse faire. Et tout se déroule tranquillement.
Sauf qu'on ne nous laisse pas dormir.
Alors on se met à rêver éveillé. Et on se ferme à tout. On continue à vivre malgré tout. Mais rien n'a plus d'importance que nos rêves. Le but n'étant pas de les réaliser. Ça c'était avant quand on vivait vraiment. Maintenant, on veut seulement être seul avec eux. Parce qu'ils ne nous demandent rien. Pas de décisions, pas de confrontations, pas de face à face. On peut simplement les regarder, on ne leur devra rien en échange.
On n'a plus besoin de rien d'autre. De personne d'autre.


C
R Ê V E