M U S I C
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24 déc. 2009
23 déc. 2009
Vous marchez dehors, par -13 degrés. Vos cuisses sont tellement gelées, vous avez l'impression que votre pantalon vous écorche la peau à chaque mouvement. Le nez qui coule, les larmes à cause du vent, le bonnet qui tombe sur les yeux. Vous écoutez le bruit de vos pas dans la neige.
Et puis vous vous mettez à penser. A plein de choses ridicules. Qu'est ce que cela ferait si je tombais, là, maintenant, le nez dans la neige? Dans la bonne neige fraiche, pas encore souillée par des millions de pieds, là juste entre toutes ces traces. Est ce que j'aurais froid? Est ce que cela ferait mal?
Et comment font les oiseaux pour marcher avec toute cette neige? Ils ne doivent pas voir leurs pattes. Elles doivent être gelées.. Peut être qu'ils ne se posent pas au sol pendant l'hiver. Peut être.
Et si vous passez à côté d'une rivière, d'un fleuve qui n'est pas encore devenu solide; est ce que je mourais si je me laisser tomber dedans? Est ce que j'aurais le temps de sentir la morsure de l'eau contre ma peau? Est ce que cela serait douloureux?
Et puis vous en avez marre de marcher. Oui, mais en même temps vous n'envisagez pas vraiment de vous arrêter. C'est une idée un peu floue, pas concrète. Pas tout à fait réalisable.
Et vous regrettez de ne pas avoir pris votre appareil photo. Parce que c'est si beau, tout ce blanc. Les flocons immaculés qui tombent du ciel, les étoiles dans les yeux des gens que vous croisez. Avec des luges évidemment.
Vous pensez.
Il fait tellement froid. C'est tellement magique.
Et puis vous vous mettez à penser. A plein de choses ridicules. Qu'est ce que cela ferait si je tombais, là, maintenant, le nez dans la neige? Dans la bonne neige fraiche, pas encore souillée par des millions de pieds, là juste entre toutes ces traces. Est ce que j'aurais froid? Est ce que cela ferait mal?
Et comment font les oiseaux pour marcher avec toute cette neige? Ils ne doivent pas voir leurs pattes. Elles doivent être gelées.. Peut être qu'ils ne se posent pas au sol pendant l'hiver. Peut être.
Et si vous passez à côté d'une rivière, d'un fleuve qui n'est pas encore devenu solide; est ce que je mourais si je me laisser tomber dedans? Est ce que j'aurais le temps de sentir la morsure de l'eau contre ma peau? Est ce que cela serait douloureux?
Et puis vous en avez marre de marcher. Oui, mais en même temps vous n'envisagez pas vraiment de vous arrêter. C'est une idée un peu floue, pas concrète. Pas tout à fait réalisable.
Et vous regrettez de ne pas avoir pris votre appareil photo. Parce que c'est si beau, tout ce blanc. Les flocons immaculés qui tombent du ciel, les étoiles dans les yeux des gens que vous croisez. Avec des luges évidemment.
Vous pensez.
Il fait tellement froid. C'est tellement magique.
9 déc. 2009
On vit. C'est quand même merveilleux. 1 milliard de chance et c'est tombé sur nous. 1 millième de secondes plus tôt, et ce n'était pas nous, et on n'existait pas, et on ne vivait pas.
On vit. On se lève, on se bouge, on donne des claques. On se prend des claques, on s'assoit, on observe. On apprend, on a peur, on devient grand, on devient fort. On rit, on rit, on rit. Et puis on pleure. Parce que c'est inévitable, on finit toujours par pleurer. On croit que tout est foutu, que tout est fini, terminé, gâché. Puis non, on s'en remet. Parce que c'est comme ça. On se relève toujours. Et puis, on pleurera de nouveau.
Répéter les mêmes erreurs et puis se relever, sans cesse.
Y arriver. Ou non.
On avait une chance sur 1 milliard d'être là. D'être vivant.
On vit. On se lève, on se bouge, on donne des claques. On se prend des claques, on s'assoit, on observe. On apprend, on a peur, on devient grand, on devient fort. On rit, on rit, on rit. Et puis on pleure. Parce que c'est inévitable, on finit toujours par pleurer. On croit que tout est foutu, que tout est fini, terminé, gâché. Puis non, on s'en remet. Parce que c'est comme ça. On se relève toujours. Et puis, on pleurera de nouveau.
Répéter les mêmes erreurs et puis se relever, sans cesse.
Y arriver. Ou non.
On avait une chance sur 1 milliard d'être là. D'être vivant.
8 déc. 2009
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