M U S I C

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30 août 2009


"Pretty Woman" est un putain de film érotico-romantique, pour les cruches rêveuses et romantiques. Comme moi.

Trouver un clavier d'ordinateur et une souris sans fil, pour 3 euros symboliques dans une brocante au bord de la route, se laver les cheveux et les laisser sécher à l'air libre, s'apercevoir qu'il ne manque aucune pièce à votre puzzle, écouter de la musique en boucle, danser dans sa chambre comme une folle hors de son asile, recevoir de gentils messages, faux-culs parfois mais gentils, se faire souhaiter un joyeux anniversaire par les parents de votre meilleure amie, serrer son père dans ses bras, vouloir un téléphone des Sixties et (un jour peut-être) une Comète Mercury de 1963, prendre des photos et rire. Rire à s'en décrocher la mâchoire, à en avoir des crampes dans le bas du ventre. Ces crampes qui font tellement de bien. Parce qu'elles vous rappellent que le bonheur existe. Comme quand vous regardez celui que vous aimez vous sourire. Comme quand je le regarde sourire.
Et puis bien sur, regarder "Pretty Woman".
Étonnant comme il peut être simple de vivre parfois.

29 août 2009


Laissons couler le temps.
Dans quelques heures, je pourrais ajouter une 16ème année à mon palmarès. 16 ans sur cette planète, 16 bougies sur le gâteau, et l'année prochaine on recommence avec le nombre 17. Une simple question de chiffres finalement. Bon. Premier article et première panne d'inspiration. Bon. En même temps je ne m'en prends qu'à moi ; à force de limiter les choses dont je peux parler on en arrive à ... hum ... mon détour par Castorama cet après- midi. Assise sur un siège de toilette. A regarder passer les gens.
Bon. Je vais peut-être effacer ce passage. Ou pas.
Tout est une question de décisions après tout, pas de chiffres. Ça ne m'arrange d'ailleurs pas plus que ça. Décider, ça n'est pas vraiment l'une de mes spécialités. Mon truc à moi, cela serait plutôt d'ignorer, de laisser couler. De saluer poliment les dilemmes et autres nœuds de problèmes puis de continuer ma route, emportant au passage les regrets et maux de tête que traînent ces choix non pris. Je suis capable de regarder passer le bonheur juste sous mon nez, de lui caresser les cheveux puis de le laisser filer. Simplement sous prétexte que pour l'attraper, il aurait fallut que je décide de tendre le bras et de lui parler. Si simple, et si compliqué à la fois. Mais je m'égare. Bon. Bon. Bon. Bon. Laissons couler le temps. Laissons couler la vie. Laissons couler le bonheur.
Quand je serais capable de tendre le bras et d'ouvrir la bouche, je vous préviendrait. Envoyez moi des fleurs.