M U S I C
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31 déc. 2010
Émotive. Bien sur que je le suis. Pire que ça. Mais j'ai fait des progrès. Je fais des progrès. Parce que le coup de ne pas prendre de risques, d'avoir peur du changement, de la moindre goutte d'eau de travers... C'est tellement une bonne description que j'ai failli rire. Mais ça va mieux. Je crois. Un peu, en tout cas.
Ce soir c'est la fin d'une année. Pessimiste comme d'habitude; j'aurais pu choisir le début d'une nouvelle année, j'ai préféré la fin. De plein de trucs, de plein de vous, de quelques toi. Prenons des bonnes résolutions. Faire confiance. A moi d'abord, aux autres ensuite. Mouais. De toute façon, je n'y arriverais pas; la capacité à la confiance ça ne se construit pas. C'est en nous ou ça ne l'est pas. Alors... écouter la musique jouer, aussi longtemps que j'entendrais ne serait-ce qu'un filet de son, regarder loin, loin, loin, mais avant tout, là juste mon nez, histoire de ne pas oublier la moitié de la vie au passage. De ma vie.
Le bonheur ça ne s'apprend pas, ça se vit. Je sais pas si c'est sortit de la bouche de Quelqu'un ou de mon esprit embrouillé de fatigue, d'où l'absence de guillemets, excusez moi. Enfin bref. C'est juste parce que moi, on ne m'a pas appris à reconnaitre le bonheur. Alors je suis sensée savoir comment que je suis en train de le vivre? Au final, j'ai trouvé un mot adapté. Bien. Je passe mon temps à me questionner. Je suis Bien, là? Et là? Et maintenant? Est-ce que c'est ça? C'est ça être Bien?
Et puis, évidemment, il n'y a jamais de réponse. Oui, peut-être, non, ah, non pas là! Quoique... Si peut-être bien...
Mon mot à moi c'est Défiance.
Bonne année.
22 déc. 2010
Ça n'est pas avec ton beau sourire et un message à deux heure du matin que tu pourra lutter contre ce morceau de guitare. Tu vois, j'aurais pu le penser. Non, en fait, je le pensais. Mais plus maintenant. Du coup, je crois que je peux te revoir. Parce qu'il existe. On peut être amis à présent. J'espère que c'est ce que tu veux.
" On fait quoi alors ? Que faisons nous ? "
Garden State
Garden State
7 déc. 2010
1 déc. 2010
Le père Noël c'est bien pour ceux qui savent ce qu'ils veulent. Les autres, ils leur faudrait une boussole, un guide, un regard. Un "Toi". Un "Lui". Un "Elle". Quelqu'un qui les mènent quelque part.
La neige ça me donne des envies de grosses chaussettes, de longs bains chauds et de bons vieux films, bien à l'abri sous sa couette. Avec de gros romans à portée de main, évidemment.
30 nov. 2010
" C'est beaucoup mieux d'être optimiste que d'être comme moi. Moi, chaque fois que je rencontre un homme, il faut toujours que je me trouve des tas de raisons pour me dire qu'il ne me convient pas... Alors que je ne lui laisse même pas une chance d'ouvrir la bouche. "
Toute, toute petite.
Un flocon de neige.
27 nov. 2010
21 nov. 2010
19 nov. 2010
"J'étais assis sur un banc, 5 minutes avec moi ..." G.CM
Analyse psychologique. Personnelle et psychologique. Rien de tout ça n'est vraiment facile à comprendre. Courir après, se retourner brusquement et hurler STOOOOOP. Hum. S'en vouloir de crier. Dire "Merde". S'en vouloir de dire "Merde". C'est décidé, j'entame une thérapie. D'abord contre la vulgarité. Et puis, bon, contre moi aussi. Moi. Gênant comme une mouche sur une télé.
Télégramme à mon Cœur.
"ARRÊTE DE FAIRE LE CON. STOP."
C'est bon, j'arrête la vulgarité maintenant.
7 nov. 2010
31 oct. 2010
Pose ta tête tout contre la fenêtre. Écoute la musique des gouttes de pluies qui tombent contre la vitre, cueille les avec ton doigt juste avant qu'elles n'aillent s'écraser sur les tuiles. Peinture à l'huile.
C'est toujours plus beau quand on ne sait pas de quoi on parle, n'est-ce pas?
Viens sonner à ma porte me dire que tu m'aimes, je laisserais tout tomber, on partirait, juste tout les deux. Juste nous. Juste parce que tu m'aurais dit ce qu'il faudrait. Que tu aurais fait ce qu'il faudrait. Que tu serais celui qu'il faudrait.

Regarde comme c'est beau la vie quand on l'imagine avec nos yeux.
C'est toujours plus beau quand on ne sait pas de quoi on parle, n'est-ce pas?
Viens sonner à ma porte me dire que tu m'aimes, je laisserais tout tomber, on partirait, juste tout les deux. Juste nous. Juste parce que tu m'aurais dit ce qu'il faudrait. Que tu aurais fait ce qu'il faudrait. Que tu serais celui qu'il faudrait.
Regarde comme c'est beau la vie quand on l'imagine avec nos yeux.
25 oct. 2010
20 oct. 2010
J'ai réécrit l'histoire à l'identique. Sur le moment je ne m'en étais pas rendu compte car cette fois j'ai eu un autre rôle. Le "mauvais". Un admettant qu'il y en ai un. Bref. Quand j'ai vu tout ça, décrit par un autre esprit que le mien... On répète toujours sa propre histoire.
La première chose qu'on a envie de faire, c'est de se décharger de toute responsabilité. C'est plus facile de se dire que rien n'est de sa faute. Bon. Sauf que le truc que je m'efforce de faire c'est d'être, au moins, honnête avec moi-même. Alors j'ai réfléchi. Bien sur que c'est de ma faute et même si mon premier réflexe aurait été de me défendre, bec, ongles, griffes, à coup de mots, évidemment, j'ai réfléchi. J'ai réfléchi à ce que j'avais ressentit quand la place du "gentil" était la mienne. Et finalement j'ai compris. J'ai compris que je n'avais pas mal agit. Maladroitement, peut-être. Surement. Manque d' une habitude que je n'aurais jamais. Mais pas mal. Même s'il pense certainement le contraire. Alors soit il s'en rendra compte un jour. Soit il s'en fout maintenant. Soit il me haït.
Et dans tous les cas, c'est mieux. Beaucoup mieux que ce qu'il pouvait ressentir avant.
Bonne route.
La première chose qu'on a envie de faire, c'est de se décharger de toute responsabilité. C'est plus facile de se dire que rien n'est de sa faute. Bon. Sauf que le truc que je m'efforce de faire c'est d'être, au moins, honnête avec moi-même. Alors j'ai réfléchi. Bien sur que c'est de ma faute et même si mon premier réflexe aurait été de me défendre, bec, ongles, griffes, à coup de mots, évidemment, j'ai réfléchi. J'ai réfléchi à ce que j'avais ressentit quand la place du "gentil" était la mienne. Et finalement j'ai compris. J'ai compris que je n'avais pas mal agit. Maladroitement, peut-être. Surement. Manque d' une habitude que je n'aurais jamais. Mais pas mal. Même s'il pense certainement le contraire. Alors soit il s'en rendra compte un jour. Soit il s'en fout maintenant. Soit il me haït.
Et dans tous les cas, c'est mieux. Beaucoup mieux que ce qu'il pouvait ressentir avant.
Bonne route.
Don't worry, be happy... ♪
17 oct. 2010
5 oct. 2010
Je suis pire que solitaire. Le contraire de attirante, trop honnête pour être appréciée.
On ne me touche pas. Il n'y a que moi qui décide. Lunatique, parce que je le vaut bien.
Je veux être seule tout en étant accompagnée.
J'aime à l'absolu. Je n'ai besoin de personne, mais je me donne toute entière. Ou pas du tout.
On ne me touche pas. Il n'y a que moi qui décide. Lunatique, parce que je le vaut bien.
Je veux être seule tout en étant accompagnée.
J'aime à l'absolu. Je n'ai besoin de personne, mais je me donne toute entière. Ou pas du tout.
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28 sept. 2010
19 sept. 2010
Je peux faire comme si. Bon, ou peut-être pas. J'y peux rien, je suis un peu trop entière pour ça. Je ne fais pas semblant. Si je ne t'aime pas je te le dirais. Mais si je t'aime aussi. Ça fonctionne dans les deux sens, désolée. Je ne peux pas me cacher. Comme je suis compliquée, ça sera peut-être, surement, difficile à déchiffrer. Mais ça n'est pas caché. C'est écrit là, sur mon visage, droit dans mes yeux.
Je mens très bien. Mais pas sur mes sentiments. Jamais. Et c'est pas faute d'avoir essayé.
Je mens très bien. Mais pas sur mes sentiments. Jamais. Et c'est pas faute d'avoir essayé.
10 sept. 2010
1 sept. 2010
31 août 2010
30 août 2010

Putain, déjà 1 an.
Et moi je suis devenue une putain de fille vulgaire dans ses propos, invisible dans ses fringues. J'écris plus du même endroit et j'écoute plus la même musique, je me suis coupée les cheveux 2 fois, j'ai été amoureuse, mal. C'est fini, c'est ça qu'est bien, j'ai bien l'impression que ça repart et ça c'est c'qu'est mauvais. J'ai le bac à la fin de l'année. Mince. Le BAC pardon, avec des majuscules parce que ça fait peur, un peu quand même. Parce que, bon, c'est important quand même, l'examen en lui-même, parce que ça va un peu déterminer le reste, ton futur et tout ça, puis pour ce que ça cache derrière aussi. La dernière année, les gens qui s'en vont, toi qui t'en va, les larmes, les promesses, mais on sait tous qu'on ne se reverra pas. Les gens que tu reverras. Ceux là c'est les bons. L'indépendance, la majorité, le permis, l'appart', les décisions que tu prends seule, comme une grande. Bonjour les problèmes d'argent, au-revoir papa-maman. Et puis, comme pour tout ça faut quand même l'avoir, le BAC, une année de travail acharné, de stress, de révisions, de câlins de réconfort, de tout ça à la fois...
Enfin bref. Il reste 1 an. 1 an avant le reste de ma vie.
"Écoute, moi il m'a tout suite plu ce gars, il est pas comme tous ces mecs en série, sortis du même moule, tu vois... Il est créatif, il est.. il est artistique."
Et puis il a une bouche à tomber par-terre, pour ne parler que de ça, et puis, merde, il me fait rire.
Inspirons fort et gardons les yeux ouverts.
"Il suffit de cligner des yeux pour louper Le moment essentiel, Le moment qui aurais pu tout changer."
5 août 2010
"La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ;
Et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaire." H.M
Comment peut-on expliquer le métro? Cette si grande proximité des corps et cet éloignement si profond des esprits. Tranquillement assis, on observe de tout et de rien. On peut lire sur les visages des gens. Leur fatigue, leur épuisement, leur air si indifférent. On pourrait, là, sous leur yeux, se mettre à suffoquer, à étouffer, presque à en crever, ils ne bougeraient pas de leur place. C'est un refus total de l'autre. On refuse de se mêler, de se mélanger, de se parler, de se toucher. On refuse d'être plusieurs.
On est juste nous, tout seul dans notre petit espace crânien, à en explorer l'intérieur, les coins et les recoins.
On ne se rend jamais mieux compter de sa solitude que dans cette rame souterraine à écouter ses propres pensées bourdonner en silence.
On est seul. Toujours.
Influence parisienne.
2 août 2010
10 juil. 2010
28 juin 2010
Allez frappe. Vas-y frappe, plus fort, vas-y frappe, frappe comme si ta vie en dépendait, frappe, évacue tout, ouvre les vannes, pleure si tu veux. Peut-importe. Mais frappe, frappe, FRAPPE! Hurle, hurle plus fort, laisse monter la vague et HURLE, HURLE, HURLE! Il faut que ça sorte! Ça ne restera pas enfermé indéfiniment, alors vas-y évacue tout! MAINTENANT!
8 juin 2010
6 juin 2010
J'aurais pu m'endormir là. La tête posée sur ce gros livre. Oreiller confortable. J'aurais voulu rouler rouler, me laisser rouler jusqu'au bout du monde, jusqu'au bout de tout. Le cœur battant au rythme des pensées. Qui vont, qui viennent. Des bribes de citations, des bribes de musique, des bribes de souvenirs et d'idées en l'air. L'eau emportait tout sur son passage. C'était violent. Ça vous met face à face avec la réalité. Face à face avec vous-même. Alors j'ai fermé les yeux. Ça ne sert à rien de résister. C'est plus fort que vous de toute façon, plus fort que tout le reste.
Ça fait du bien malgré tout. Il ne faut pas résister. Ça prend alors le dessus, comme une vague énorme, qui vous emporte avec elle, vous envoie bouler au fond de l'eau, vous avez du sel partout, dans la bouche dans les yeux, dans les poumons, dans le cœur. Partout. Vous vous noyez. Vous êtes en train de suffoquer. Lentement. Vous vous laissez submerger, c'est plus facile que de lutter. C'est ce qu'il y a de mieux à faire. Abandonnez-vous. Les secousses, la violence de la houle, les algues qui s'enroulent autour de vous et vous entrainent encore plus loin, plus profond, au plus profond de vous. Tout cela. Si on arrête de résister c'est plus facile.
RESPIRE!
La première inspiration est la meilleure et la plus dure aussi. Parce que vous n'avez plus l'habitude. Vous devez réapprendre. Se maintenir à la surface pour ne pas replonger. L'air sur votre visage, ça efface tout, ça vous permet de renaître, de repartir, de recommencer.
Poupée de chiffon sous un torrent de larmes.
Pleure.
RESPIRE!
La première inspiration est la meilleure et la plus dure aussi. Parce que vous n'avez plus l'habitude. Vous devez réapprendre. Se maintenir à la surface pour ne pas replonger. L'air sur votre visage, ça efface tout, ça vous permet de renaître, de repartir, de recommencer.
Poupée de chiffon sous un torrent de larmes.
Pleure.
27 mai 2010
-J'ai mal.
-Où?
-Poitrine.
-Où?
-En haut. Gauche.
-Ici?
-Je ne sais pas.
-Ça fait mal là?
-Non. Je n'ai pas mal physiquement. J'ai mal à l'intérieur.
-Vous avez fait des radios?
-Oui.
-Et?
-Et rien.
-Et vous avez encore mal?
-En permanence.
-...
-Tout le temps, partout, à toute heure, jour, nuit, assise, debout, couchée, dehors, dedans. Ça ne passe pas. Je ris et ça ne passe pas. Je pleure et ça ne passe pas. Je mange, je dors, je hurle, je marche, je cours, je vis et ça ne passe pas. Je pourrais frapper que ça ne passerais pas. Je suis fatiguée. Donnez moi quelque chose.
-Je ne vois pas..
-Quelque chose pour me soulager. Un truc miracle. J'en sais rien moi! Donnez moi quelque chose!
-Je crois qu'il n'y a rien qui puisse vous soulager, c'est en vous.
Ça ne se soigne pas. Pas comme ça.
-Où?
-Poitrine.
-Où?
-En haut. Gauche.
-Ici?
-Je ne sais pas.
-Ça fait mal là?
-Non. Je n'ai pas mal physiquement. J'ai mal à l'intérieur.
-Vous avez fait des radios?
-Oui.
-Et?
-Et rien.
-Et vous avez encore mal?
-En permanence.
-...
-Tout le temps, partout, à toute heure, jour, nuit, assise, debout, couchée, dehors, dedans. Ça ne passe pas. Je ris et ça ne passe pas. Je pleure et ça ne passe pas. Je mange, je dors, je hurle, je marche, je cours, je vis et ça ne passe pas. Je pourrais frapper que ça ne passerais pas. Je suis fatiguée. Donnez moi quelque chose.
-Je ne vois pas..
-Quelque chose pour me soulager. Un truc miracle. J'en sais rien moi! Donnez moi quelque chose!
-Je crois qu'il n'y a rien qui puisse vous soulager, c'est en vous.
Ça ne se soigne pas. Pas comme ça.
26 mai 2010
25 mai 2010
Et vlan! Droit sur moi.
Bouffée de bonheur, bouffées de chaleur et merde.
Je vais juste continuer à sourire. J'en ai tellement envie, ça ne me demande pas beaucoup d'efforts. Je marche toute seule et je ris, ça fait tellement de bien. Je ris, je ris, je ris.
Ça part des orteils et ça remonte jusqu'aux oreilles. Comme l'onde de choc d'un tremblement de terre. Sauf que ça serait un tremblement de terre agréable.
Close your eyes, inspire, absorb the music and let yourself go.
15 mai 2010
Je ne me suis pas reconnue. BOUM! Je suis tombée. Merde, merde, merde. Heureusement pour l'instant, ça n'est que du saut à l'élastique. Mais bon, du coup il y a pleins de rebonds. Avant, droite, gauche, et on redescend, et hop, on remonte... Je n'aime pas trop être baladée dans tous les sens. Ça me donne la nausée. Je suis agréablement nauséeuse.
Au fond, ça ne doit pas être aussi difficile.
Ça me fait rire; je pense à sa langue.
Au fond, ça ne doit pas être aussi difficile.
Ça me fait rire; je pense à sa langue.
"Expliquez-moi, je ne comprends pas très bien. Ça, c'est le mystère de l'amour, moi non plus je ne comprends pas bien, souvent j'aimerais être plus simple d'accès, souvent je suis bien embêtée avec le remue-ménage de mes sentiments, ça ne me facilite pas la vie, et je demeure perplexe devant tant de mystère..."Katherine Pancol.
26 avr. 2010
25 avr. 2010
Et puis là, brusquement j'ai eu envie qu'il m'aime. Qu'il me regarde au moins. Juste qu'il me trouve jolie. Plus rien d'autre n'avait d'importance.
C'était une obsession, un truc d'une violence inouïe. J'avais envie qu'il pose son regard sur moi et qu'il y reste.
Perturbée. Ça arrive parfois. Parce que tout nous échappe. On ne comprend plus rien. Ça tourne si vite. Trop vite.
Je ne veux pas retourner à la vie réelle. Ce qu'il se passe dehors ne m'intéresse pas, ne m'intéresse plus. C'est comme relâcher un animal qui a vécut en captivité. Il est perdu. Il n'a plus ses marques, je n'ai plus mes marques. Ne me laissez pas toute seule face à l'immensité du monde, je ne suis pas sure que j'y arriverais...
Je ne veux pas avoir à chasser pour vivre.
C'était une obsession, un truc d'une violence inouïe. J'avais envie qu'il pose son regard sur moi et qu'il y reste.
Perturbée. Ça arrive parfois. Parce que tout nous échappe. On ne comprend plus rien. Ça tourne si vite. Trop vite.
Je ne veux pas retourner à la vie réelle. Ce qu'il se passe dehors ne m'intéresse pas, ne m'intéresse plus. C'est comme relâcher un animal qui a vécut en captivité. Il est perdu. Il n'a plus ses marques, je n'ai plus mes marques. Ne me laissez pas toute seule face à l'immensité du monde, je ne suis pas sure que j'y arriverais...
Je ne veux pas avoir à chasser pour vivre.
19 avr. 2010
J'ai un peu l'impression d'avoir un cœur en tissu. Je suis fatiguée de le recoudre en permanence.. A force, les coutures finissent par se voir, et je n'ai plus de rembourrage en coton pour le gonfler. J'ai maintenant un cœur tout plat. Une petite chose toute douce, un doudou que l'on frotte contre sa joue pour s'endormir. Et en plus, mon gros râleur de cerveau est jaloux, et il s'amuse à foutre le camp aussi. Histoire que je m'occupe de lui je suppose. C'est épuisant. Et puis, je n'ai presque plus de fil. Et puis, et puis, c'est injuste. Je ne suis pas couturière, ce n'est pas à moi de me piquer les doigts avec l'aiguille, ce n'est pas à moi de réparer les dégâts... Mais personne ne s'en occupe. Alors je m'y attelle, et c'est chaque fois un peu plus difficile...
Je ne sais pas ce que je ferais quand j'aurais épuisé toutes mes bobines. Peut-être que je jetterais le doudou. Peut-être.
18 avr. 2010
"Me voilà atteint de diarrhée verbale, mais je me fous de ce que vous pensez. Je parle pour moi-même, pour me soulager"
Les racines du ciel, R. Gary
C'est comme cracher un poison gardé trop longtemps en bouche. Ça peut partir n'importe quand.
Des fois j'en ai envie et des fois, non. Je m'apprends doucement. Au détriment des autres malheureusement, désolée pour eux. Je déteste me sentir coincée.
30 mars 2010
5 mars 2010
"Identifier le bonheur lorsqu'il est à ses pieds, avoir le courage et la détermination de se baisser pour le prendre dans ses bras... et le garder. C'est l'intelligence du cœur. L'intelligence sans celle du cœur ce n'est que de la logique et ça n'est pas grand-chose."Marc Levy. Et si c'était vrai...
27 févr. 2010
- Qu'est ce que vous ressentez?
- J'en sais foutrement rien. Ce n'est pas à vous de me le dire?
- Non.
- Ah.
- ...
- Je croyais que c'était votre boulot à vous de m'expliquez ce que je ressens, de m'expliquer comment je fonctionne, pourquoi je dis "Non", pourquoi tout, en fait.
- Pourquoi dites vous "Non"?
- Mais qu'est ce que j'en sais, bordel!
- ...
- En fait peut -être bien que je sais.. Je crois, je crois que je veux plus, toujours plus. Je ne veux pas que se soit petit. Je veux du grand, du grandiose, je veux pouvoir m'en souvenir toute ma vie. Et peut importe si je meurs demain. Je veux que se soit puissant. J'ai toujours peur d'être déçue. Et de décevoir aussi. Et d'avoir honte. C'est honteux d'avoir peur d'avoir honte, vous ne trouvez pas?- J'en sais foutrement rien. Ce n'est pas à vous de me le dire?
- Non.
- Ah.
- ...
- Je croyais que c'était votre boulot à vous de m'expliquez ce que je ressens, de m'expliquer comment je fonctionne, pourquoi je dis "Non", pourquoi tout, en fait.
- Pourquoi dites vous "Non"?
- Mais qu'est ce que j'en sais, bordel!
- ...
Enfin bref. J'ai besoin d'inaccessible. Si c'est trop simple ça ne m'intéresse pas... mais ça fait tellement mal, aussi, quand c'est trop difficile.
Ça n'a aucun sens ce que je raconte, n'est ce pas? Et en plus ça ne m'aide pas. Du tout. Parce que j'ai besoin d'aide vous savez?! Parce qu'en fait je suis paumée, complètement paumée! Je suis perdue...
C'est complétement dingue. Je ne me comprends pas du tout. Mais vraiment pas du tout. Je rêve éveillée et la nuit je rêve de la vraie vie. Je me réveille toujours plus fatiguée, toujours plus mal.
Je suis nulle. NULLE. Pas le "nul" qui équivaut à "rien", mais le "nul" qui "reste sans résultat".
C'est vide, toujours plus vide, et pas moyen de remplir ce putain de trou. Quand j'essaie, les autres tombent, quand ce sont eux qui essaient, c'est moi qui tombe.
J'ai mal à moi. Je suis paumée. Totalement.
C'est comme une braise incandescente à l'intérieur.
JE VOUDRAIS HURLER !!!!!
11 févr. 2010

J'irais bien danser avec lui.
Danserez-vous? M'aimerez-vous?
Je crois que juste danser cela me conviendrait. Vous avez de si beaux yeux. Danserez-vous? M'aimerez-vous?
Danserez-vous?
Et puis l'attirance sexuelle c'était encore autre chose. Complétement différent. Rien à voir avec le cœur.
Mais étrangement c'est ce qui était resté. Étrange, étrange.
Et puis après?
On ne contrôle rien de toute manière. Laissez faire. Mais n'oubliez pas de sourire.

C'est passé. Comme un mauvais rhume; on se réveille un matin et c'est partit. Et c'est fini. On range la boite de mouchoir, les médicaments au placards et on prend une douche. Une douche longue et chaude. Chaude, chaude, chaude. Bouillante, brûlante, on en ressort écarlate, définitivement lavé, dépouillé du moindre reste de microbe.
Au début, c'est bizarre. On marche doucement, guettant le plus petit signe d'une rechute. Et puis non. Tout va bien. On est bel et bien guérit.
On se demande ce qui s'est passé. Mais il n'y a pas vraiment d'explications.
On est juste libre, voilà tout. C'est étrange et un peu triste à la fois, et c'est étrange que se soit triste.
G U E R I E
Histoire de parler.
5 févr. 2010
"Il voulait savoir si l'on pouvait penser que la peste ne changerait rien [...] et que tout recommencerait comme auparavant, c'est à dire comme si rien ne s'était passé. [...]Bien entendu, le plus fort désir [...] était et serait de faire comme si rien n'était changé et que, partant, rien dans un sens ne serait changé, mais que, dans un autre sens, on ne peut pas tout oublier, même avec la volonté nécessaire, et la peste laisserait des traces, au moins dans les cœurs."
La Peste, Camus.
18 janv. 2010

Ça change tout. Évidemment que ça change tout.
Figurez vous que je ne sais pas quoi dire. C'est étrange. D'habitude c'est quand je suis malheureuse que mes doigts glissent le mieux. Je n'ai pas à réfléchir, ils se débrouillent pour exprimer ce que je ne sais dire. Mais pas cette fois. Peut-être que je ne ressent rien. On dirait un vide. Je me ronge les ongles. Je ne sais vraiment pas quoi dire. C'est vide. C'était tellement énorme et maintenant c'est tellement vide... Un trou d'air. Vous serez heureux de savoir que vous pouvez désormais m'envoyer des fleurs. Tant pis pour moi.
17 janv. 2010

"Ne me demande pas de choisir, car ça sera lui.. c'est lui depuis le commencement.."On est pas toujours en mesure de comprendre.
On ne choisit pas. Et ça fait un peu comme une blessure. A peine cicatrisée j'ai arrachée la croûte et j'ai renfoncée la lame. Un peu plus loin, un peu plus fort.
On aimerait bien choisir, on aimerait bien comprendre. Faire que ça cesse, mais on ne peut pas...
Ils y en a qui ont le courage, ils y en a qui ont les couilles, mais pas moi.
Moi j'ai juste une boule dans la gorge dès que j'essaie de parler et un froid dans la poitrine. On transpire et on a froid, on a les yeux qui profitent de tout, le cerveau qui hurle mais le corps qui n'obéit pas. Des papillons dans le ventre, au bout des doigts, sur la bouche. Des idées qui passent en coup de vent, de l'électricité des pieds à la tête, la chair de poule et puis mal. Et puis on se sent bien. Et puis on a mal.
Et à l'intérieur ça joue de la batterie, du piano, de la guitare. Tout un concert, une symphonie. On ne s'entend plus penser tellement c'est fort, tellement c'est puissant. Des pulsations jusqu'au bout, tout au bout des orteils.
Ça nous traverse de part, en part, ça nous submerge, et on en ressort mouillée de larmes.
Enfin pas toujours. Parfois on a simplement envie de crier.
Je me demande si à force de tout canaliser à l'intérieur je ne vais pas finir pas imploser. Des morceaux de sentiments, des morceaux de moi un peu partout. Comme sur une scène de meurtre. Sauf que ce sera de ma faute.
11 janv. 2010
Du coup, je me suis demandée si je n'avais pas tout le temps fait les mauvais choix. Et puis évidement j'en suis venue à penser à ce qui serait différent aujourd'hui. Et puis ça m'a rendu triste.
On a beau savoir comment l'histoire se finit, on relira quand même le livre....
On re-pleurera aux mêmes passages, on cornera de nouveau les pages et on sera encore surpris par la fin...
On a beau dire, personne ne nous empêche de quoi que se soit. Sauf nous même.
Et c'est encore plus dur de le savoir. Parce que malgré ça, on continue à se faire du mal. Encore et encore et encore...
6 janv. 2010

Ce n'était pas important.
Caser tout ce trop plein dans ces 5 petits mots, c'était impossible et je l'ai fait. Je n'en suis pas fière. Je me cache comme d'habitude. J'ai réussi à mettre tout ces regrets, toutes ces larmes, ces espoirs, ces caresses, ces étoiles, ces musiques, ces mois, ces rires, ces yeux et tout ça. J'ai réussi à tout faire rentrer dans ces tout, tout petits mots...
Tout ce temps dans 5 mots. Je me cache, je mens, je me mens. Je le sais. Je me hais.
Je voudrais faire marche arrière, de quelques jours, de quelques mois... de quelques années. Remonter loin, loin, loin.. Quand tout était si simple, quand je n'avais pas besoin de me cacher, quand je ne réfléchissais pas, quand les gens ne changeaient pas.
Quand ce n'était vraiment pas important.
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